15 août 2026 - 10:58
Araghchi : « Il n’y a jamais eu de cessez-le-feu de 60 jours » ; Téhéran n’a pas encore décidé de reprendre les négociations avec Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a affirmé que le mémorandum d’entente d’Islamabad portait sur la « fin de la guerre » et non sur un cessez-le-feu de 60 jours. Il a également annoncé que les échanges de messages par l’intermédiaire du Qatar et du Pakistan ne constituaient pas des négociations avec Washington, tandis que les discussions techniques entre l’Iran et Oman sur les voies maritimes du détroit d’Ormuz se poursuivent.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Seyed Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que ce qui figurait dans le mémorandum d’entente d’Islamabad était une « fin de la guerre » et non un cessez-le-feu susceptible d’être prolongé.

En réponse à une question concernant les discussions sur une éventuelle prolongation de 60 jours de l’accord de cessez-le-feu et l’invitation adressée par son homologue pakistanais à lui-même et au président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, pour se rendre à Islamabad et poursuivre les discussions, Araghchi a expliqué que le mémorandum annonçait clairement la fin de la guerre.

Le ministre iranien a ajouté que les États-Unis avaient violé ce mémorandum, entraînant une reprise des affrontements. Il a donc souligné qu’il n’existait pas de cessez-le-feu de 60 jours qui aurait besoin d’être prolongé, mais bien une déclaration de fin de la guerre qui a désormais pris une nouvelle tournure.

Concernant la période de 60 jours évoquée précédemment, Araghchi a précisé qu’il s’agissait de 60 jours accordés pour mener des négociations en vue de parvenir à un accord définitif. Selon lui, aucun cessez-le-feu de 60 jours n’avait été conclu sur cette base.

Le chef de la diplomatie iranienne a également indiqué que des intermédiaires, notamment le Qatar et le Pakistan, continuaient à transmettre des messages et à rester en contact avec Téhéran. Il a toutefois insisté sur le fait que ces échanges ne constituaient pas des négociations et qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant une reprise des négociations avec les États-Unis.

Par ailleurs, Araghchi a évoqué les discussions entre l’Iran et Oman, précisant qu’il s’agissait d’un dossier totalement distinct. Ces discussions portent sur une question technique relative à la définition de nouvelles voies maritimes permettant la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.

Il a expliqué que les itinéraires qui étaient auparavant utilisés n’étaient plus opérationnels et qu’une nouvelle voie devait être définie. Les deux parties travaillent actuellement à la conception d’un itinéraire provisoire qui pourrait, à terme, devenir une voie définitive.

Araghchi a souligné que ces discussions étaient de nature strictement technique et menées entre des spécialistes des deux pays. Les forces armées participent également à ce processus, compte tenu de leur expertise dans ce domaine. Il a estimé qu’un résultat pourrait être obtenu prochainement.

Le ministre iranien a enfin insisté sur la distinction entre les discussions techniques relatives à la définition d’une voie maritime et la question de l’ouverture du détroit d’Ormuz. Il a expliqué qu’une fois le nouvel itinéraire défini, la décision concernant la réouverture du détroit dépendrait de la satisfaction d’autres conditions, notamment du respect par les États-Unis de leurs engagements.

Fin/229

Tags

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha